1-Etes-vous favorable ou non à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, et pourquoi ? Le Parti Breton et l'Alliance écologiste indépendante, associés pour constituer la liste "Nous te ferons Bretagne" s'opposent à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. L'impact environnemental n'est pas acceptable. Le trafic aérien est en baisse. Le coût pour les collectivités territoriales serait insupportable. Nous préférons que l'argent public serve à consolider les services publics, au développement des énergies éoliennes marines, au transport ferroviaire (TER) et maritime.

2-Quel est le projet qui vous semble le plus prioritaire pour la Bretagne ? La réunification administrative et politique de la Bretagne, avec la Loire-Atlantique, nous permettrait, avec 4 300 000 habitants, d'être une région européenne maritime et économiquement forte. C'est la clé de toute évolution institutionnelle et politique en Bretagne. Les Bretonnes et les Bretons doivent pouvoir choisir leur propre mode de développement, au même titre que les 160 millions d'Européens qui vivent dans des régions autonomes des Etats décentralisés.

3- Quelles mesures concrètes faut-il prendre pour soutenir l’agriculture biologique et les circuits courts ? En région Bretagne, on compte 268 lycées, dont 67 lycées agricoles ou maisons familiales ou rurales. La Région dispose ainsi d'un levier important pour introduire les produits biologiques dans la restauration scolaire et pour orienter l'enseignement agricole. Nous voulons gérer les fonds européens agricoles. Obtenir les compétences eau et agriculture. Maîtriser l'urbanisation et reconvertir des terres en agriculture biologique. Localement, soutenir l'installation d'une plate-forme de redistribution des produits du pays.

4- Quelles formations pour quels métiers demain dans le Pays de Redon ? Il y a pour nous cinq secteurs prioritaires pour le Pays de Redon. L'industrie automobile. L'aéronautique lié à Nantes/Saint-Nazaire. L'agriculture pour alimenter les populations de Nantes et de Rennes. Le bâtiment pour l'éco-construction et de la filière bois. La santé et l'aide sociale en relation avec l'hôpital et les projets de maisons médicales. Redon doit pouvoir disposer rapidement d'un centre de formation AFPA. Nous soutiendrons les lycées redonnais et le GRETA.

5- Quelle est l’institution la plus appropriée pour défendre les intérêts du Pays de Redon ? La Région et les pays sont les deux échelons de décision qui correspondent bien à la réalité bretonne. Les choix du conseil régional ne doivent pas être seulement décidés d’en haut, comme le sont ceux de l’État français, mais au plus près des Pays. A terme les compétences des départements peuvent se répartir entre les pays et la Région. Par exemple les routes et les collèges à la Région, l'action sociale aux pays.

6-Comment aménager le territoire afin de ne pas accentuer le déséquilibre entre les grandes villes et les pays ? La création de grosses métropoles prévues par le gouvernement, en remplacement des départements, pour Nantes et Rennes, constitue un énorme danger de fracture territoriale pour la Bretagne. Il faut mettre, comme en Catalogne, un service de santé performant à moins de 30 mn de la population, donner de l'autonomie financière et de décision aux pays. Revitaliser les ports bretons. Mettre en réseau ferroviaire l'ensemble des pays bretons.

7- Comment comptez-vous mobiliser les abstentionnistes ? En étant sur le terrain. Nous expliquons les enjeux: le travail, la santé, le logement, la formation, les transports. La Région a peu de pouvoir, tout au plus celui d'un département. A population comparable, la région Bretagne gère un budget d'un milliard d'euros tandis que l'Ecosse dispose de 40 milliards d'euros. Dans le vote pour "Nous te ferons Bretagne", il n'y a pas que le court terme mais le projet d'une Bretagne plus forte et pleinement responsable.